DOCUMENT LCI - Après la destruction du barrage de Kakhovka, l'eau rationnée dans une grande ville industrielle

LCI - 19/06
[VIDÉO] - À Kryvyi Rih, l'eau est désormais rationnée. Située à 50 kilomètres du barrage de Kakhovka, cette cité industrielle voit ses réserves en eau s'amenuiser. La destruction de ce barrage hydroélectrique, le 6 juin dernier, a inondé les zones en aval, et asséché les réservoirs dépendants du Dniepr.

À Kryvyi Rih, l'eau est désormais rationnée.
Située à 50 kilomètres du barrage de Kakhovka, cette cité industrielle voit ses réserves en eau s'amenuiser.
La destruction de ce barrage hydroélectrique, le 6 juin dernier, a inondé les zones en aval, et asséché les réservoirs dépendants du Dniepr.

Deux fois par jour, Elena doit descendre s'approvisionner en eau au pied de son immeuble, comme on le voit dans le reportage de LCI en tête de cet article. Un robinet a été aménagé au niveau du sol, à l'extérieur du bâtiment, où elle remplit plusieurs bonbonnes, avant de les remonter à pied jusqu'au 5ᵉ étage où se situe son appartement. Depuis la destruction du barrage de Kakhovka, le 6 juin dernier, l'eau n'est plus distribuée au-delà du 2ᵉ étage dans cette résidence de Kryvyi Rih. "Ça fait déjà une semaine que les 3ᵉ, 4ᵉ et 5ᵉ étages n'ont pas d'eau, on nous a installé cette arrivée d'eau dans la rue, on remplit et on remonte", explique la jeune mère de famille au micro de LCI.

Cet hiver, ils se sont attaqués à notre réseau électrique (...), et maintenant que c'est l'été, ils s'en prennent à l'eau

Elena, habitante de Kryvyi Rih

Pour elle, il ne fait aucun doute que les forces russes sont responsables de la destruction du barrage hydroélectrique. "D'abord cet hiver, ils se sont attaqués à notre réseau électrique (...)", rappelle Elena, "et maintenant que c'est l'été, ils s'en prennent à l'eau, parce que c'est un très gros enjeu actuellement". Conséquence du sabotage de Kakhovka, les réservoirs d'eau de la cité industrielle de Kryvyi Rih sont en train de s'assécher. Les prélèvements ont été diminués, abaissant du même coup la pression dans le réseau de la ville : c'est ce qui empêche l'eau potable d'atteindre les robinets des appartements situés dans les étages supérieurs, comme celui d'Elena.

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L'urgence est donc de trouver une source alternative pour alimenter les quelque 800.000 personnes de la région menacées d'être privées d'eau à échéance d'un mois ou deux. Les autorités veulent pomper l'eau plus au nord sur le Dniepr, dans le réservoir de Krementchouk. Des travaux titanesques, qu'il faudrait réaliser en quelques semaines seulement. L'approvisionnement en tuyaux et en pompes sera crucial, explique le chef de la défense de la ville à nos envoyées spéciales : il faut "64 kilomètres de tuyaux d'un mètre de large", que pourrait fournir l'Europe.

La rédaction de TF1info | Reportage vidéo : Florence O’Kelly, Morgane Bona

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