Aide aux victimes du barrage bloquée, nouveau procès pour Navalny... Le point sur la situation en Ukraine

LCI - 19/06
[VIDÉO] - L'ONU accuse Moscou de bloquer l'aide aux sinistrés de la région Kakhovka. La destruction d'un barrage hydroélectrique, le 6 juin dernier, a inondé de vastes zones en aval. En Russie, l'opposant emprisonné Alexeï Navalny va vivre un nouveau procès, où il est accusé de "terrorisme". Il risque 30 ans de prison supplémentaires.

L'ONU accuse Moscou de bloquer l'aide aux sinistrés de la région Kakhovka.
La destruction d'un barrage hydroélectrique, le 6 juin dernier, a inondé de vastes zones en aval.
En Russie, l'opposant emprisonné Alexeï Navalny va vivre un nouveau procès, où il est accusé de "terrorisme". Il risque 30 ans de prison supplémentaires.

La coordonnatrice humanitaire des Nations unies en Ukraine a accusé la Russie d'entraver l'acheminement d'aide aux victimes de la destruction du barrage de Kakhovka, dans les zones qu'elle contrôle dans le sud de l'Ukraine. Ce barrage hydroélectrique, situé dans une zone sous contrôle russe dans la région de Kherson, a été détruit le 6 juin. Des centaines de 

kilomètres carrés en aval ont été inondés, forçant à l'évacuation de milliers d'habitants et faisant craindre une catastrophe tant humanitaire qu'environnementale. 

"Le gouvernement de la Fédération de Russie a refusé jusqu'à présent notre demande d'accès à ces zones temporairement sous son contrôle militaire", a affirmé la coordonnatrice Denise Brown, dans un communiqué. "L'ONU va continuer à faire tout ce qui est en son pouvoir pour atteindre tout le monde, y compris ceux qui souffrent des conséquences de la récente destruction du barrage et qui ont un besoin urgent d'aide pour survivre, où qu'ils soient", a-t-elle ajouté. Ce samedi, les autorités des zones contrôlées par les Russes ont annoncé un bilan de 29 morts. Dans la zone contrôlée par l'Ukraine, le bilan s'est alourdi à 16 morts et 31 disparus, selon Kiev. Les deux pays s'accusent mutuellement d'avoir détruit le barrage.

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L'opposant emprisonné Alexeï Navalny, bête noire du Kremlin, risque des dizaines d'années de prison dans un nouveau procès, pour "extrémisme", qui s'ouvre ce lundi, illustrant le climat de répression en Russie dans le contexte du conflit en Ukraine. Depuis le déclenchement de la campagne militaire en Ukraine en février 2022, la plupart des opposants majeurs n'ayant pas fui la Russie ont été emprisonnés ou poursuivis, notamment pour avoir dénoncé le conflit. Alexeï Navalny purge déjà une peine de neuf ans de prison pour "fraude", une condamnation qu'il juge politique. 

L'opposant de 47 ans, qui a survécu de peu en 2020 à un empoisonnement qu'il impute au Kremlin et est emprisonné depuis janvier 2021, risque désormais jusqu'à 30 années de réclusion, dans un nouveau procès où il est accusé d'"extrémisme" et d'avoir "réhabilité l'idéologie nazie". Le procès se tient dans la colonie pénitentiaire de très haute sécurité IK-6 à Melekhovo, à 250 km à l'est de Moscou. Les contours de l'accusation sont encore flous, la défense de Navalny n'ayant eu que 10 jours pour examiner les 196 volumes du dossier. "Bien qu'il soit manifeste, à en juger par l'épaisseur des volumes, que je suis un criminel méthodique et appliqué, il est impossible de comprendre précisément de quoi je suis accusé", a récemment commenté l'opposant Navalny avec ironie. 

FS

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