Réguler sans repousser : le défi du gouvernement pour lutter contre le problème du "surtourisme"

LCI - 19/06
[VIDÉO] - Relativement épargnée jusque-là, la France est, avec le grand retour des touristes français et étrangers, désormais en proie au "surtourisme". 80% de l'activité touristique se concentre sur 20% du territoire, engendrant ainsi des goulots d'étranglement sur certains sites majeurs. Afin de contenir ce phénomène, l'exécutif a dévoilé, dimanche 18 juin, un plan pour mieux réguler et répartir ces flux touristiques.

Relativement épargnée jusque-là, la France est, avec le grand retour des touristes français et étrangers, désormais en proie au "surtourisme".
80% de l'activité touristique se concentre sur 20% du territoire, engendrant ainsi des goulots d'étranglement sur certains sites majeurs.
Afin de contenir ce phénomène, l'exécutif a dévoilé, dimanche 18 juin, un plan pour mieux réguler et répartir ces flux touristiques.

Les falaises d'Étretat, le Mont Saint-Michel, les calanques de Marseille... À certaines périodes de l'année, lors des week-ends prolongés ou pendant les vacances scolaires, ces hauts-lieux du tourisme, cartes postales de l'Hexagone, sont submergés par un trop grand nombre de visiteurs. Un fléau que l'on appelle, plus communément, le "surtourisme". Le gouvernement a dévoilé, dimanche 18 juin, un plan national pour mieux réguler ces pics de surfréquentation et aider les collectivités locales.

"C'est à l'État, main dans la main avec les territoires, avec les sites touristiques, de mettre en place des méthodes pour informer les touristes et les habitants, ou encore d'accompagner les communes dans les mesures de gestion des flux", a indiqué dans un entretien au Figaro la ministre déléguée chargée des PME, du Commerce, de l'Artisanat et du Tourisme, Olivia Grégoire. Pour venir en aide aux acteurs du secteur, une plateforme numérique regroupant de nombreuses ressources développée par Atout France sera lancée au premier semestre 2024, mais aussi un observatoire national des sites touristiques majeurs.

Mieux répartir les flux touristiques

"La France est la première destination touristique au monde, mais nous manquons cruellement de données", a-t-elle expliqué. "Nous allons donc monter un observatoire national des sites touristiques majeurs pour créer une base d'information et des indicateurs partagés qui faciliteront le travail d'analyse des flux." De même, un guide pratique sera rédigé d'ici la fin 2023 par un groupe de travail constitué d'acteurs d'horizons variés pour définir les notions de "surtourisme", "surfréquentation" et "pics de fréquentation" afin de permettre une compréhension commune de cette problématique de société. 

Une campagne de communication "avec des influenceurs" permettra également de sensibiliser la clientèle touristique étrangère comme française aux enjeux d'une meilleure répartition des flux et des pratiques touristiques. Des limitations d'accès de certains sites surfréquentés vont aussi se multiplier. Mais l'exécutif n'entend pas pour autant se priver de la manne financière que représente le tourisme. Avec ces mesures ciblées, il compte mettre l'accent sur des circuits alternatifs. 

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D'après l'Organisation mondiale du tourisme, 95% des touristes mondiaux visitent moins de 5% des terres émergées. En France, 80% de l'activité touristique se concentre sur 20% du territoire, selon l'exécutif. Les conséquences sont multiples, comme la hausse du prix de l'immobilier dans les zones concernées et les impacts néfastes sur l'environnement, sans parler d'un effet de "rejet" des touristes par les populations locales, voire d'opposition à des projets d'infrastructures touristiques.

Y.R. avec AFP

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