Au cours des dernières années de sa longue et remarquable vie, Daniel Ellsberg, l'analyste militaire désenchanté qui a connu la fuite des soi-disant Pentagon Papers en 1971, voulait être poursuivi. Et il espérait que j'aiderais à ouvrir la voie.
L ' accusation qu ' il convoitait était de détourner les secrets de sécurité nationaux en vertu de la loi sur l ' Espionage, et son plan était de me donner un autre document classifié qu ' il avait pris il y a des décennies qu ' il avait tenu sans autorisation tout ce temps. Il voulait monter une défense d'une manière qui offrirait à la Cour suprême l'occasion de déclarer cette loi inconstitutionnelle comme s'appliquait à ceux qui ont fui des secrets gouvernementaux aux journalistes. C'est la même loi que l'ancien président Donald J. Trump est maintenant accusé d'avoir violé 31 fois, bien que dans des circonstances très différentes.
La révélation d’Ellsberg en 1971 des Pentagon Papers — une étude classifiée de la guerre du Vietnam montrant qu’une génération de dirigeants militaires et politiques avait menti au public — et sa chute a laissé un tampon sur l’histoire qui définissait la majeure partie de sa vie.
Mais enseveli dans quelques nécrologies figuraient des références à un épisode de 2021 dans lequel il m’a donné un document top secret sur la poussée des dirigeants militaires américains à mener une grève nucléaire de première utilisation s...
[Courte citation de 8% de l'article original]