Juan Diego Botto veut redimensionner le rôle politique de Federico García Lorca

Infobae - 18/06
L'acteur et metteur en scène crée « Une nuit sans lune » au Théâtre San Martín de Buenos Aires, d'après des textes du poète andalou. "Avec le passage du temps, une image très délavée de sa silhouette a été vendue", dit-il.
Juan Diego Botto joue dans la pièce "Una noche sin luna", qui est présentée au Teatro San Martín du mercredi 21 juin au dimanche 25 juin (Franco Fafasuli)

Juan Diego Botto préfère s'appeler "Juan". Pas « Juan Diego », qui est très long ; ni "Diego", ce qui semblerait artificiel. Juste Jean. Et donc ce nom, qui semble si simple, contient en réalité des multitudes. Juan Diego Botto –c'est-à-dire Juan– contient des multitudes. C'est l'acteur né en Argentine qui s'est exilé très, très jeune en Espagne, lorsque ses parents ont dû quitter le pays en raison du déclenchement de la dictature militaire de Videla. Très tôt, à huit ans, il a fait ses débuts au cinéma en tant qu'acteur (ses parents appartenaient au métier) et depuis il n'a pas arrêté.

Il s'est fait connaître en Argentine (bien qu'il ait déjà joué sous les ordres de Ridley Scott ou d'Ana Belén) pour sa participation au film Martín (Hache), d'Adolfo Aristarain, où il incarne le fils d'Argentins exilés en Espagne, et l'an dernier, il a réalisé son premier long métrage En marge, qui suscite une profonde critique sociale et a été salué par la critique.

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De nouveau à Buenos Aires, Juan – c'est-à-dire Juan Diego Botto – fera ses débuts au théâtre San Martín avec la pièce Una noche sin luna, qu'il a lui-même écrite à partir de textes et de la biographie de Federico García Lorca. Botto explore le côté plus politique du poète et dramaturge andalou, qui aimait aussi s'appeler simplement par son prénom.

Avant la première, il s'est entretenu avec Infobae Cultura de l'œuvre qu'il proposera au public du mercredi 21 au dimanche 25 dans la salle Martín Coronado du complexe théâtral de l'avenue Corrientes.

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