Depuis trois ans, le débat sur la restitution des œuvres d'art bat son plein en Belgique. Relancée par des associations et les communautés afro-descendantes comme Café Congo ou Collectif mémoire coloniale et lutte contre les discriminations, la question du retour des objets acquis sous la colonisation n'a jamais été si brûlante. Amenant même les politiques à prendre position, quitte à bousculer leurs électeurs.
C'est dans ce contexte qu'un groupe indépendant de chercheurs, d'experts, de juristes, d'artistes, de représentants de musées et du milieu associatif francophones et néerlandophones publient « Principes éthiques pour la gestion et la restitution des collections coloniales en Belgique ». Un guide à l'usage des décideurs, qui y trouveront un certain nombre de recommandations sur la question.
Objectif ? « Mettre à profit des connaissances de terrains, muséales, et les recherches de ces dernières années au profit de chacun », répond Yasmina Zian, une des autrices du rapport et doctorante à l'université de Neuchâtel. Également rédactrice d'un rapport sur la restitution pour l'Académie royale de Belgique, elle révèle au Point Afrique la genèse du projet, et quelques-unes de ses préconisations.
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Le Point Afrique : Qu'est-ce qui a motivé ces deux ans de recherche et la rédaction de ce guide ?
Yasmina Zian : Même si le débat est ancien en Belgique, une réflexion sur les restitutions a commencé à n...
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