Heurs et horreurs de la musique au Mémorial de la Shoah

Humanite - 16/06
Le Mémorial de la Shoah consacre un événement bouleversant à la musique dans les camps nazis. Un angle bienvenu pour mieux comprendre l’entreprise concentrationnaire et génocidaire, qui offre matière à réflexion sur le pouvoir des sons.

On a pu naïvement penser l’univers concentrationnaire et génocidaire nazi comme uniquement fait de cris et de silences. Il n’en est rien et cela ne fait que décupler l’horreur de la « banalité du mal ».

Dans l’entreprise de mort nazie, la musique est partout, tout le temps, du lever au coucher, dans les baraquements comme dans les espaces extérieurs, jusqu’au trépas, diffusée par bande ou jouée par des déportés contraints.

Voir aussi :
Auschwitz : comprendre où conduit la négation de l’humanité

Les différents usages de la musique dans les camps et centres de mise à mort.

« Les marches et chansons populaires (…) sont gravées dans notre esprit et seront bien la dernière chose du Lager que nous oublierons ; car elles sont la voix du Lager, l’expression sensible de sa folie géométrique, de la détermination avec laquelle des hommes entreprirent de nous anéantir, de nous détruire en tant qu’hommes avant de nous faire mourir lentement »,...
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