On a pu naïvement penser l’univers concentrationnaire et génocidaire nazi comme uniquement fait de cris et de silences. Il n’en est rien et cela ne fait que décupler l’horreur de la « banalité du mal ».
Dans l’entreprise de mort nazie, la musique est partout, tout le temps, du lever au coucher, dans les baraquements comme dans les espaces extérieurs, jusqu’au trépas, diffusée par bande ou jouée par des déportés contraints.
« Les marches et chansons populaires (…) sont gravées dans notre esprit et seront bien la dernière chose du Lager que nous oublierons ; car elles sont la voix du Lager, l’expression sensible de sa folie géométrique, de la déterminati...
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