Fin de vie : quelle aide active à mourir ? (1/2)

Humanite - 14/06
La convention citoyenne sur la fin de vie a remis son rapport, le 2 avril, en avançant 146 propositions à Emmanuel Macron, qui a déclaré souhaiter un projet de loi «d’ici à la fin de l’été 2023».

Nous sommes nés égaux en droits, c’est ainsi que nous devons pouvoir mourir. Être alors aidé, c’est rester acteur et maître de sa vie jusqu’au bout.

Soignants, pro­ches et bénévoles aident les personnes atteintes de maladie incurable à vivre. Mais quand la vie n’est plus que souffrances, est-ce encore la vie ? Certains patients ressentent au fond d’eux que non. Que leur vie, «ce n’est plus une vie», comme certains me le disent parfois à l’hôpital, où je les accompagne. Ce sont les seuls à pouvoir en juger. Alors, dans certains cas, aider à vivre – entendons-là à bien vivre et non pas à survivre –, c’est aussi aider à mourir. Soigner, c’est aussi accepter que la médecine ne peut pas tout, qu’une fin de vie annoncée n’est pas qu’un échec thérapeutique. Soigner, c’est ne pas oublier que la mort sous-tend le p...
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