Soignants, proches et bénévoles aident les personnes atteintes de maladie incurable à vivre. Mais quand la vie n’est plus que souffrances, est-ce encore la vie ? Certains patients ressentent au fond d’eux que non. Que leur vie, «ce n’est plus une vie», comme certains me le disent parfois à l’hôpital, où je les accompagne. Ce sont les seuls à pouvoir en juger. Alors, dans certains cas, aider à vivre – entendons-là à bien vivre et non pas à survivre –, c’est aussi aider à mourir. Soigner, c’est aussi accepter que la médecine ne peut pas tout, qu’une fin de vie annoncée n’est pas qu’un échec thérapeutique. Soigner, c’est ne pas oublier que la mort sous-tend le p...
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