"Actions contre-offensives", inondations et crise diplomatique... Le point sur la situation en Ukraine

LCI - 11/06
[VIDÉO] - L'Ukraine a réalisé plusieurs percées dans le sud et l'est du pays. Zelensky a reconnu des "actions contre-offensives" de Kiev. La Russie s'isole encore plus après la fermeture de son ambassade en Islande. Retour sur les faits marquants des 24 dernières heures.

L'Ukraine a réalisé plusieurs percées dans le sud et l'est du pays.
Zelensky a reconnu des "actions contre-offensives" de Kiev.
La Russie s'isole encore plus après la fermeture de son ambassade en Islande.
Retour sur les faits marquants des 24 dernières heures.

L'annonce met fin à plusieurs semaines de spéculations. Le président ukrainien a reconnu ce samedi 10 juin qu'une contre-offensive contre les forces russes était en cours sur son territoire, se refusant toutefois à donner plus de détails sur cette opération attendue de longue date. Car depuis plusieurs jours, l'armée de Kiev multiplie les percées sur le front. Une opération possible grâce à l'aide occidentale, qui ne cesse de marquer sa solidarité, face à une Russie de plus en plus isolée.

Plusieurs percées de Kiev

Zelensky lance l'opération. Alors que les forces armées de Kiev multiplient les assauts d'ampleur depuis six jours, la majorité des observateurs s'accordaient à dire que la contre-offensive promise par l'Ukraine avait débuté. Analyse confirmée à demi-mot ce samedi par le président ukrainien. Lors d'une conférence de presse, Volodymyr Zelensky a reconnu des "actions contre-offensives" de son armée sur le front, tout en refusant de dire s'il s'agissait de la grande attaque préparée depuis des mois par l'état-major à Kiev. "Des actions contre-offensives et défensives ont lieu en Ukraine, et je n'en parlerai pas en détail", a-t-il lancé, entretenant le flou sur sa stratégie.

Percées ukrainiennes. Sur le terrain, l'armée a en tout cas réalisé plusieurs percées, notamment sur le front oriental de Bakhmout, selon un porte-parole de l'armée de Kiev. "Nous essayons de mener des frappes sur l'ennemi, nous contre-attaquons. Nous avons réussi à avancer jusqu'à 1400 mètres sur différentes sections du front", a ainsi déclaré le porte-parole du commandement militaire de l'Est, Serhiy Cherevaty. Une percée qui n'a pas encore été confirmée de manière indépendante. Les renseignements britanniques ont toutefois reconnu le matin même des "progrès" sur "la première ligne de défense russe". Dans son point de situation quotidien, le ministère de la Défense notait cependant ce samedi que dans d'autres régions, "les progrès ukrainiens ont été plus lents". Quant aux performances russes, le bilan est "mitigé". "Certaines unités mènent visiblement des opérations de défense crédibles, tandis que d'autres se sont retirées dans le désordre, alors que l'on signale de plus en plus de pertes russes lors de leur retrait à travers leurs propres champs de mines." Quant à l'institut pour l'étude de la guerre (ISW), il évoque de son côté des "opérations contre-offensives"  dans "quatre zones du front".

CARTES - Les trois fronts de la contre-offensiveSource : TF1 Info

Trudeau à Kiev. Dans la même mise au point, l'ISW souligne également que les forces ukrainiennes disposent de certains "avantages tactiques" sur leurs ennemis, notamment "pour mener des assauts de nuit grâce à des équipements fournis par les occidentaux et dotés de systèmes optiques nocturnes supérieurs". Le soutien occidental s'est d'ailleurs encore une fois fait ressentir samedi, avec la visite surprise de Justin Trudeau dans la capitale. Le Premier ministre canadien a commencé sa journée en déposant une couronne de fleurs près d'un mur affichant les visages des soldats tombés au combat à Kiev avant de s'entretenir avec un groupe de militaires ukrainiens qui s'étaient entraînés au Canada. Sur Twitter, son homologue ukrainien a salué cette visite. "Malgré tous les efforts de la Russie pour faire plier notre peuple, les Ukrainiens continuent de se battre pour l'indépendance et la liberté. Et dans notre victoire, nous nous tiendrons ensemble comme nous nous tenons aujourd'hui - sur le chemin de la défense de la vie et du peuple", a-t-il écrit dans un tweet accompagnant les images de la visite.

Critiques de Zelensky et solitude de Poutine

Critique des organisations internationales. Au cours de cette rencontre, le Premier ministre canadien a également blâmé la Russie pour la destruction du barrage hydroélectrique de Kakhovka, dans le sud de l'Ukraine. Une catastrophe qui a provoqué l'inondation de dizaines de villes et de villages sur les deux rives du Dniepr. "Il ne fait absolument aucun doute dans notre esprit que la destruction du barrage est une conséquence directe de la décision de la Russie d'envahir le pays", a-t-il dit, sans pour autant accuser Moscou d'avoir été à l'origine de l'explosion ayant provoqué une immense brèche dans le barrage. Si les deux camps se rejettent la responsabilité de cette destruction, les derniers éléments semblent confirmer la piste du sabotage. Mais à ce sujet, Volodymyr Zelensky trouve les occidentaux trop frileux. Il a fustigé dans une vidéo les organisations internationales qui "ne parviennent pas à former...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...