Alors que le monde se remet du COVID-19 et que la grippe aviaire décime les oiseaux sauvages et d'élevage, le lien entre la production alimentaire et le risque de pandémie n'a jamais été aussi clair.
Des maladies zoonotiques (celles transmises entre les animaux et les humains, par contact direct ou indirect) à la résistance aux antimicrobiens (RAM), nos systèmes alimentaires industriels créent un terrain fertile pour les virus et les bactéries.
L'empiètement humain sur les habitats sauvages entraîne des débordements et des transmissions de bactéries et virus d'animaux aux humains. Nombre d'entre eux, comme la grippe aviaire, sont exacerbés par l'élevage industriel et les conditions étroites et exiguës dans lesquelles les animaux sont gardés.
Alors, comment notre système alimentaire actuel augmente-t-il la probabilité d'une autre pandémie ? Et que peut-on faire pour réduire le risque ?
Souvent qualifiée de _"pandémie silencieuse" par_l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la résistance aux antimicrobiens se produit lorsque des bactéries, des virus, des champignons et des parasites évoluent pour résister aux antibiotiques utilisés pour les traiter. Cette résistance rend les maladies beaucoup plus difficiles à traiter et augmente le risque de leur propagation.
La résistance aux antimicrobiens peut survenir lorsque les antibiotiques sont surutilisés, car les bactéries qui développent une résistance peuvent se multiplier. L'administration d'antibiotiques à faible dose peut également entraîner la résistance aux antimicrobiens, car les bactéries traitées ne sont pas détruites et peuvent développer une ...
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