L'appel téléphonique est venu à un moment malheureux.
Il était tard en mai 2013, tôt le soir, lors d'un verre de départ pour un collègue dans un bar occupé à Londres. À l’époque, j’étais rédacteur en chef de la défense et de la sécurité, qui m’a fait le point de contact avec les agences de renseignement du Royaume-Uni.
Et l'un d'eux voulait me parler. D'urgence.
La voix familière n'était pas aussi calme que d'habitude. Et cette fois, il me posait les questions. Et ce qu'il voulait savoir était une surprise.
Le Gardien, dit-il, aurait pu prendre possession de certains documents sensibles. Les documents, il a suggéré, nous ne devrions pas avoir. Et on pourrait les rendre.
C’est venu comme des nouvelles pour moi, mais comme j’ai relayé cette conversation dans la chaîne de commandement, la panique dans la voix du fonctionnaire est devenue compréhensible.
Le Guardian n’avait pas ...
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