Deux des cités-États les plus puissantes de la Grèce antique, Sparte et Athènes, sont entrées en guerre en 431 avant notre ère. Occupant les terres du Péloponnèse (la péninsule la plus méridionale de la Grèce continentale), Sparte a adopté une stratégie terrestre, s'appuyant sur la discipline de ses hoplites pour vaincre les Athéniens. Lorsque les troupes spartiates ont envahi l'Attique (la péninsule où se trouvaient Athènes et ses alliés), les Athéniens ont répondu par des attaques navales sur des points politiquement sensibles du Péloponnèse. Les populations rurales de l'Attique ont été contraintes de se réfugier dans les murs de la ville d'Athènes au moment de l'invasion spartiate.
La guerre du Péloponnèse s'est terminée par une mise à plat du pouvoir en Méditerranée, mais ni la flotte athénienne ni l'armée spartiate ne pouvait prétendre en être la principale cause. Cet honneur revient à un événement que personne n'aurait pu prévoir : la peste d'Athènes, qui a éclaté au cours de la deuxième année de la guerre du Péloponnèse. Mystère médical encore à ce jour, cette épidémie a de fait déterminé laquelle des deux cités-États sortirait vainqueur de ce conflit.
Au printemps 430 avant notre ère, les habitants du Pirée, la zone portuaire d'Athènes, ont commencé à contracter une maladie que personne n'avait observé auparavant. Le mal s'est propagé rapidement. Des rapports ont fait état d'épidémies similaires entre autres sur l'île de Lemnos, dans le nord de la mer Égée.
Dédié à Athéna, déesse protectrice d'Athènes, le Parthénon surplombe la ville depuis son perchoir sur l'Acropole. Le temple a été achevé en 432 avant notre ère, peu de temps avant le début de la guerre du Péloponnèse.
Au Pirée, on murmurait que lorsque les Spartiates étaient arrivés, ils avaient empoisonné les puits, de sorte que les Athéniens étaient tombés malades en buvant de l'eau contaminée. En quelques semaines, la maladie s'était propagée au cœur de la ville et touchait des personnes de tous âges et de tous horizons et dans des proportions sans précédent. La stratégie de Périclès de faire venir les gens...
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