De Joe Biden à Vladimir Poutine, de Viktor Orbán à Volodymyr Zelensky, en passant par Emmanuel Macron, chefs d'État et de gouvernement n'ont pas tardé à transmettre leurs félicitations à Recep Tayyip Erdoğan, réélu à la tête de la Turquie dimanche 28 mai avec 52% des voix.
On chercherait vainement la moindre réserve, mais ni l'Européen Charles Michel, ni l'Américain Joe Biden, ni, à vrai dire, aucun dirigeant du camp occidental, n'a émis la moindre allusion au caractère parfaitement inéquitable et non démocratique de la campagne électorale turque. L'exercice convenu et formel des congratulations ne s'y prête sans doute pas. La légitimité sortie des urnes –avec un taux de participation (autour de 85%) à faire pâlir d'envie nos démocraties désabusées– l'emporte sur le reste.
Abonnez-vous gratuitement à la newsletter quotidienne de Slate.fr et ne ratez plus aucun article!
Je m'abonne
Plus question d'exprimer de réserves, de souligner la disparition de l'État de droit en Turquie? Faire primer nos intérêts en approfondissant nos relations avec cet État important qu'est la Turquie, voilà l'essentiel.
Puisqu'il faut lui parler, il n'est pas inutile de bien comprendre que la victoire de Recep Tayyip...
[Courte citation de 8% de l'article original]