Connue pour être l’une des mers les plus polluées par les microplastiques, la Méditerranée est une moins mauvaise élève du côté de la pollution chimique, comme en attestent les campagnes régulières de mesures de l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer), menées avec l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse.
De quoi se réjouir doublement : d’abord, cela signifie que les actions entreprises dans le passé ont porté leurs fruits, mais aussi que les écosystèmes marins sont préservés de cette pollution-là. Même si la zone côtière de certaines grandes villes comme Marseille, Toulon, Nice, Villefranche et Bonifacio doit faire face à des niveaux de contamination dépassant parfois les seuils réglementaires environnementaux.
Pour connaître le niveau des pollutions, les scientifiques réalisent des prélèvements dans l’eau et ils utilisent aussi, entre autres, des animaux sentinelles, en particulier les moules, très sensibles aux changements chimiques de l’eau.
Ces mollusques bivalves ont en effet différents atouts pour être d’excellents candidats à la fonction d’organismes sentinelles. Condition indispensable, leur robustesse leur permet de survivre dans des environnements pollués. Autre atout : comme les moules sont sédentaires, les contaminants chimiques du milieu, métaux et polluants organiques persistants (POP) qu’elles concentrent dans leurs tissus en filtrant l’eau de mer sont bien représentatifs d’un...
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