Recep Tayyip Erdogan ne désarme pas. À peine réélu, le 28 mai, avec 52 % des voix contre 48 % à son adversaire du Parti républicain du peuple (CHP), Kemal Kiliçdaroglu, il a repris ses diatribes contre l’opposition, accusée d’être composée de « partis LGBT » et d’avoir des « contacts étroits » avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Ces paroles qu’on aurait pu penser appartenir à un arsenal de campagne électorale, où les insultes le disputent aux mensonges, résonnent dangereusement dès lors qu’elles sont prononcées par celui qui va diriger le pays pendant cinq ans. Ce qui, au final – s’il y parvient, car les rumeurs de sa maladie se font insistantes –, l’aura placé pendant un quart de siècle aux commandes de la Turquie. Et les accusations lancées sont d’autant plus inquiétantes que cet autocrate semble bien ...
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