Une disparition aussi mystérieuse qu'inquiétante. Le 27 mars dernier, Karine Pialle s'est volatilisée. La femme de 54 ans, qui habite à Maché, en Vendée, n'a plus donné de nouvelles depuis ce jour, en dehors de quelques messages qu'elle aurait envoyés à ses enfants. Son mari Michel Pialle assure qu'il s'agit d'un départ volontaire. Mais cette thèse a pris du plomb dans l'aile avec la découverte récente de certains éléments troublants. Et, au fur et à mesure que les jours passent, l'inquiétude se fait de plus en plus forte. Une information judiciaire pour enlèvement et séquestration a été ouverte.
Michel Pialle affirme que la mère de cinq enfants est partie volontairement. "Pour moi, elle est partie seule, avec un taxi ou un Uber ou n'importe quoi", témoigne-t-il face aux caméras de Sept à Huit dans la vidéo à retrouver en tête de cet article (également en replay sur MyTF1). "Il n'y a plus le chargeur de téléphone, il n'y a plus le chargeur de la cigarette électronique. Il manque des choses d'hygiène, des choses de droite et de gauche", liste le quinquagénaire. "Dans son armoire, elle a des casiers avec ses affaires, on va dire intimes. Il en manquait les trois quarts dans chaque petite panière noire. Je pense qu'elle avait préparé des choses en avance, oui", continue-t-il, en se triturant les mains. "Je me suis dit, 'allez dans deux trois jours, elle est rentrée', elle ne tiendra pas. Moi, je sais que je ne tiendrai pas", souligne l'homme.
Oui mais voilà, deux mois plus tard, elle n'a toujours pas donné de signes de vie. Et le mari de Karine Esquivillon, de son nom de jeune fille, est la dernière personne à avoir vu son épouse en chair et en os. Invité à raconter ce dernier moment, Michel Pialle explique d'une voix calme que sa compagne serait partie "précipitamment" au moment où il tentait de retrouver le chat du couple dans le jardin. "J'étais dans le jardin, à 15 mètres de la maison. Ça a duré quoi, dix minutes. J'ai attrapé le chat, je l'ai enfermé dans le garage et je suis rentré ici. J'ai appelé Karine pour qu'elle prévienne le collège en lui disant que j'aurais peut-être deux minutes de retard. Je n'ai pas eu de réponse", se souvient-il. "Le temps de faire le tour de la maison à l'intérieur. Pas de réponse, je me suis dit qu'elle était peut-être partie chez la voisine", ajoute-t-il.
Marre de vivre à deux, je décide de partir
Karine Pialle
À 16 heures 43, l'homme affirme avoir reçu un SMS envoyé du téléphone de sa femme. "Marre de vivre à deux, mais pas en couple, je décide de partir, j'ai pris certaines choses, je reviendrai vers toi pour les enfants", détaille ce message, qui ne surprend pas outre mesure le destinataire. Le couple qu'il forme avec Karine bat de l'aile, mais selon lui, ils vivent toujours sous le même toit, en bonne entente, pour le bien-être des enfants. Malgré tout, il se demande si elle n'avait pas rencontré quelqu'un. "J'ai appris par une personne proche, à qui elle s'était confiée, qu'elle vivait en décalé par rapport à nous - elle se couchait vers 3-4h du matin et se levait très tard le matin - car elle discutait avec des amis "d'enfance" sur le net", lâche Michel Pialle. "Ça m'est arrivé de descendre dans la nuit en disant 'vas te coucher'", ce à quoi elle répondait "non, je regarde des trucs de déco sur Instagram", assure-t-il encore.
Mais, dans les faits, le mari est la seule personne de l'entourage de la Vendéenne à adhérer à la thèse d'une disparition volontaire. Sa sœur Adelaïde, par exemple, en doute. Pour elle, la disparue renvoyait l'image d'une femme heureuse, bien dans sa peau. "C'est une femme pétillante", une passionnée de décoration, très fière de sa grande famille, juge-t-elle.
De même, les deux premiers enfants de Karine Pialle, nés de sa première union, se montrent relativement circonspects. "Elle est partie sans donner aucune... enfin, sans vraiment prendre une valise. Si elle était partie comme ça, elle m'aurait appelé. C'est là où ça cloche. Je ne comprends pas, je cogite. Je ne comprends pas pourquoi elle est partie sans m'appeler", note Antoine, 27 ans. "Même si elle était partie, pour moi, elle aurait donné des nouvelles", abonde Thomas, de six ans son aîné. "Aujourd'hui, c'est l'attente, le plus dur je trouve. Ne pas savoir la moindre petite chose, c'est ça qui est le plus dur", met-il en avant.
Il y a les enfants, je ne partirai jamais sans les enfants
Karine Pialle
Un temps aide à domicile, Karine ne travaillait pas ces derniers mois. Elle passait l'essentiel de son temps dans sa maison de Vendée. Selon ses deux grands enfants, elle s'occupait particulièrement de son garçon de 14 ans, atteint de surdité. "...
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