Cannibales et maladies tropicales: la malédiction de la colonie de Port-Breton

Théodore de Kerros - Slate FR - 28/05
À la fin du XIXe siècle, des centaines de colons français débarquent sur une île au nord-est de la Nouvelle-Guinée. Un siècle et demi plus tard, le souvenir tragique de leur colonie subsiste.

Baie de Lambom (Papouasie-Nouvelle-Guinée)

Le capitaine Craig glisse quelques mots aux deux responsables de l'expédition humanitaire, tous deux d'origine bretonne. «Vous retournez sur vos terres», s'amuse-t-il. Face à l'incompréhension de son auditoire, le sexagénaire australien raconte qu'un siècle et demi plus tôt, des centaines de colons s'embourbèrent ici même, à l'extrême sud-est de l'île de la Nouvelle-Irlande, poussés par les promesses d'un Breton affabulateur.

L'histoire, peu connue en France, est un feuilleton en Australie. Craig l'a même apprise à l'école. En France, on préfère la passer sous silence. Il s'agit en réalité de l'une des plus grandes escroqueries coloniales de l'histoire, selon certains historiens.

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À la fin du XIXe siècle, un marquis quimpérois du nom de Charles de Rays fait miroiter le rêve d'une terre riche et fertile en Nouvelle-Guinée. À cette époque, toutes les ambitions coloniales sont tournées vers l'océan Pacifique, le dernier espace libre et méconnu de la planète...
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