Justine Triet, une palme d’or au nom des luttes

Humanite - 28/05
Deuxième Française à recevoir la récompense, la réalisatrice d’ Anatomie d’une chute a défendu l’exception culturelle et la mobilisation contre la réforme des retraites.

On ne pouvait rêver mieux. La française Justine Triet, l’une des sept réalisatrices en compétition, s’est vue remettre la palme d’or par la sublime Jane Fonda, égérie de la gauche américaine et militante historique de la cause des femmes. «   Il reste du chemin à parcourir mais il faut célébrer le changement quand il se produit  », a martelé l’actrice, rappelant que lors de son premier festival de Cannes, en 1963, aucune femme n’était en compétition. Recevant le trophée, la cinéaste qui arborait pour la montée des marches, le badge du Collectif des précaires des festivals de cinéma, s’est saisie de la tribune qui lui était offerte pour prononcer un discours politique fort et courageux. «   Je ne peux me contenter d’évoquer la joie que je ressens. Cette année, le pays a été traversé par une contestation historique, extrêmement puissante, u...
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