À Sultan Ibrahim, les pêcheurs pris en tenaille entre les déchets et les eaux usées

LOrientLeJour - 25/05
Les familles vivant de la pêche à Ghobeiry subissent de plein fouet les conséquences économiques et sanitaires d’un transfert de deux grandes bouches d’égout de Ramlet el-Baïda jusqu’à leur plage.À...

À la sortie sud de Beyrouth, après les luxueux complexes touristiques alignés sur la côte, les baraquements s’entassent au milieu de la poussière des pots d’échappement, à l’entrée de la banlieue de Ghobeiry. En descendant vers la mer par des ruelles tortueuses, l’odeur nauséabonde des égouts mêlée aux poubelles envahit l’atmosphère, sous le soleil tapant de cet après-midi de mai. Sur le rivage, les vagues molles déposent des résidus noirs. Ici, à Sultan Ibrahim, une population de pêcheurs vit en bordure de sable. Déjà affectés par la proximité de la décharge officielle de Costa Brava, dont une partie finit dans la mer, les pêcheurs s’empressent d’extraire le peu de ressources maritimes encore disponibles, avant que le courant n’amène les eaux usées d’une bonne partie de la capitale, recrachées par deux grosses bouches d’égout sur leur plage.

Les deux arrivées d\'égouts principales de Beyrouth transférées il y a deux ans près du modeste point de pêche de Sultan Ibrahim. Photo Mohammad Yassine

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