Olivier Vandecasteele, ce travailleur humanitaire de 42 ans arrêté le 24 février 2022 à Téhéran et condamné à 40 ans de prison pour « espionnage », va rentrer en Belgique. « L’accord sur le transfèrement de condamnés entre l’Iran et la Belgique a été conclu et finalisé », a indiqué le porte-parole de la justice iranien, Massoud Sétayechi, dans sa conférence de presse hebdomadaire à Téhéran, cité par l’AFP.
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Le Premier ministre Alexander De Croo a annoncé le retour d’Olivier Vandecasteele en Belgique. En échange, l’État renverra le diplomate Assadollah Assadi en Iran, selon la TV iranienne. « Assadollah Assadi, diplomate innocent de notre pays, qui a été détenu illégalement en Allemagne et en Belgique pendant plus de deux ans en violation du droit international, est maintenant sur le chemin du retour vers son pays », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, sur Twitter, remerciant Oman pour son rôle dans cette libération.
Le gouvernement belge a décidé de ne pas recourir au traité de transfèrement conclu avec l’Iran pour obtenir la libération d’Olivier Vandecasteele. La mise en œuvre du texte aurait eu pour conséquence de laisser le citoyen belge en prison pendant encore des mois. Or, selon les informations disponibles, celui-ci risquait une nouvelle condamnation plus lourde que la précédente, a-t-on indiqué vendredi de source gouvernementale, et ce alors que des ressortissants européens à la double nationalité ont été exécutés récemment ou condamnés à mort en Iran.
Ce traité de transfèrement a été approuvé par le parlement en juillet 2022 au terme d’un débat politique passionné. Il apparaissait aux yeux des autorités belges comme un moyen d’obtenir le rapatriement du travailleur humanitaire transparent et conforme à l’État de droit, semblable à des conventions qui lie la Belgique à 74 autres pays.
Le traité a été vigoureusement dénoncé par une partie de l’opposition et de nombreux dignitaires occidentaux car l’Iran, objet de sanctions internationales et adepte de la diplomatie de l’otage, n’est pas un pays comme les autres. En juillet 2022, quand le sort du travailleur humanitaire belge, emprisonné depuis février, a été révélé, il est apparu que le texte permettrait un échange avec le diplomate iranien Assadolah Assadi, condamné en Belgique en 2021 pour un projet d’at...
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