De 2012 à 2020, les LMP1 hybrides ont fait les beaux jours de l’Endurance et des 24 Heures du Mans. Spectaculaires (avec une aérodynamique poussée), puissantes (plus de 1000 chevaux à certains moments), ces LMP1, de part de nombreuses libertés réglementaires, ont séduit Porsche, Audi, Toyota et même Nissan. Donnant des courses disputées, de 2014 à 2017.
Mais, comme souvent en sport automobile, concurrence sans cadre entraîne une flambée des coûts. On a ainsi parlé d’un budget de 200 millions d’euros, pour certains, soit autant qu’une écurie de Formule 1. De quoi faire fuir de potentiels concurrents, décourager les écuries privées… et fatiguer ceux déjà présents : Nissan, après son échec en 2015, puis Audi et Porsche ont jeté l’éponge. Ne restait que Toyota, de 2018 à 2020.
Aussi, l’Hypercar est entré en jeu. Dans ses grandes lignes dès 2018, pour une application d’abord en juillet 2020, puis en janvier 2021 (suite à la crise sanitaire). Plus lourdes, moins poussées technologiquement, et surtout plus ressemblantes aux voitures des marques, ces voitures devaient relancer l’intérêt pour l’Endurance. L’idée étant également de laisser une certaine liberté aux constructeurs, pour définir leur architecture, hybride ou non.
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En LMH, les constructeurs gardent la main sur leur châssis, leur moteur, et leur système hybride. L’aérodynamique, pôle très coûteux, doit rentrer dans une fenêtre de fonctionnement, définie lors de l’homologation. Homologation qui doit durer cinq ans, et qui encadre l’évolution des voitures. « Pour l’Hypercar, la base du concept, c’est la réduction des coûts, explique Pierre Fillon, président de l’ACO. On a divisé entre quatre et cinq par rapport au LMP1 que cette catégorie remplace. » Ainsi un budget annuel pour une saison complète en mondial d’endurance, est estimé à 30-35 millions d’euros. Beaucoup plus abordable, même pour un constructeur.
Aux États-Unis (IMSA), depuis 201...
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