Si l'on devait dresser la liste des sujets qui semblent saturer la fiction contemporaine, les hommes toxiques et les rapports d'emprise au sein du couple figureraient sans doute au sommet. Avant d'entrer dans le Larousse en 2021, le mot «féminicide» appartenait encore principalement au vocabulaire militant –aujourd'hui, cette réalité impossible à ignorer s'affiche aussi bien sur les murs de nos villes que sur nos écrans.
Avec L'Amour et les forêts, adapté du roman éponyme d'Éric Reinhardt paru en 2014, Valérie Donzelli livre sa propre interprétation: un conte sombre et implacable, loin du naturalisme que l'on aurait pu attendre pour un tel récit.
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Le film, en salles le mercredi 24 mai et présenté le même jour au Festival de Cannes, retrace la relation destructrice entre Blanche (Virginie Efira) et son mari Greg (Melvil Poupaud). Dans un récit de plus en plus asphyxiant, la cinéaste raconte l'emprise sous toutes ses coutures, en gardant le spectateur fermemen...
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