D’ordinaire, personne ou presque ne s’intéresse à Saint-Brevin-les-Pins, petite station balnéaire sans histoire à l’embouchure de la Loire. Sur la plage piquée des arbres qui lui donnent son nom, l’été, les touristes flânent et scrutent les géants d’acier qui naissent au loin, sur les chantiers navals de Saint-Nazaire. Ce mercredi 24 mai, pourtant, elle sera l’épicentre d’une mobilisation devenue enjeu national.
L’Association des maires de France (AMF), des élus socialistes, insoumis, communistes, écologistes défileront dans les rues de la commune, à l’occasion d’une marche en soutien au maire démissionnaire Yannick Morez, contraint de fuir son mandat et sa ville après une attaque de l’extrême droite contre son domicile. L’édile divers droite, qui dénonce l’incurie du gouvernement, se dit saisi « de l’ampleur qu’a prise la chose ». Il est devenu un symbole. « Ce qui s’est passé à Saint-Brevi...
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