Centrafrique : un Français accusé d'espionnage évacué vers Paris

LCI - 21/05
[VIDÉO] - Juan Rémy Quignolot est un ancien militaire accusé d'espionnage en Centrafrique. Il a passé 16 mois en détention préventive avant d'être remis en liberté sous contrôle judiciaire. Il a été évacué à Paris pour des raisons de santé, mais devra retourner à Bangui pour son procès.

Juan Rémy Quignolot est un ancien militaire accusé d'espionnage en Centrafrique.
Il a passé 16 mois en détention préventive avant d'être remis en liberté sous contrôle judiciaire.
Il a été évacué à Paris pour des raisons de santé, mais devra retourner à Bangui pour son procès.

Un Français arrêté il y a deux ans en Centrafrique et accusé d'espionnage a été évacué vers Paris pour raisons de santé, a annoncé sa sœur ce dimanche à l'AFP. "Nous l'avons accueilli ce matin à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle", a indiqué Caroline Quignolot par téléphone. "Il est parti le 18 mai de Bangui et a transité par le Gabon", dont le président a joué "le rôle de médiateur" entre Paris et Bangui, a-t-elle assuré, ajoutant : "Il est très éprouvé physiquement et doit se reposer".

Un ancien militaire arrêté en mai 2021

Âgé de 57 ans, Juan Rémy Quignolot, un ancien militaire, avait été arrêté le 10 mai 2021 à son domicile de Bangui. Des photos avaient immédiatement fuité sur les réseaux sociaux et la presse locale le montrant les mains liées dans le dos, avec un imposant arsenal militaire à ses pieds, saisi chez lui selon l'accusation.

La France avait alors aussitôt dénoncé "une instrumentalisation manifeste" dont elle accusait implicitement la Russie. Ces faits s'inscrivaient dans un contexte de tensions entre Bangui et Paris, dont les relations se sont détériorées depuis 2018 et l'arrivée massive dans l'ancienne colonie de mercenaires du groupe paramilitaire russe Wagner.

Un retour attendu à Bangui pour son procès

Il a passé 16 mois en détention préventive à Bangui avant d'être remis en liberté sous contrôle judiciaire le 22 septembre 2022, l'accusation invoquant déjà des raisons de santé. Le président de la Chambre d'accusation de la Cour d'appel, Laurent Ouambita, a "autorisé sa sortie du territoire national" dans une ordonnance datée du 17 mai en raison d'un rapport médical "faisant clairement ressortir" que "son état de santé ne cesse de se dégrader" et "risque d'être préjudiciable à la vie de l'accusé". 

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La justice centrafricaine a précisé qu'il devra revenir à Bangui pour son procès devant la Cour criminelle "dès l'amélioration de son état de santé". Il encourt les travaux forcés à perpétuité.

E.R. avec AFP

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