Il a toujours chanté "quand il en avait besoin", "comme un exutoire". "Mais ce n’était que pour moi parce que je me disais que ça n’allait intéresser personne", précise Aurélien au bout du fil. Avec son impressionnant timbre de ténor, le Lot-et-Garonnais de 34 ans est l’une des voix qui comptent de la 12e saison de "The Voice".
Ce samedi 20 mai, l’étape des Super Cross Battles aurait pu marquer la fin de son aventure sans un heureux concours de circonstance. Son nom ? Mika, l’ancien coach devenu "super coach" le temps d’une émission, dont le vote comptait pour 10% du résultat final avec celui du public sur le plateau.
Vous vous qualifiez pour la demi-finale sur le fil avec 51,3%. C’était moins une, cette Super Cross Battle…
J’ai eu chaud aux fesses ! S’il n’y avait pas Mika, j’étais mort. Ça justifiait sa présence parce que ça a vraiment fait basculer le vote en ma faveur. J’étais très content que ça se soit passé comme ça.
Mika vous tombe dans les bras. Qu’est-ce qu’il vous dit dans l’oreille ?
Je n’ai pas le souvenir de tout tellement le moment était fort, ça m’agace d’ailleurs ! J’ai pu le remercier, je suis très content de l’avoir fait parce que c’était le seul moment où j’aurais pu le faire. J’ai aussi réussi à lui faire une blague. Tout le monde plaisantait sur son pantalon à clous. Donc je lui ai dit en rigolant : "Merci d’avoir enfoncé le clou". Et il a compris direct (rires).
Vianney et Amel Bent vous qualifient de "monstres" avec Lummen Nae. C’était le pire adversaire possible ?
J’avais peur de tout le monde honnêtement mais c’est vrai que lui… Il a surpris à chaque prestation. C’était fort, c’était puissant. Je me suis dit : "Ça y est, le gladiateur est là, il faut y aller !". Ça me fait un peu mal pour lui parce qu’aux Cross Battles, il aurait gagné. Mais là, il y avait Mika. Je vais tout faire pour honorer tous ceux qui n’ont pas réussi à se qualifier. Je porte aussi l’étendard de toute l’équipe de Zazie car il ne reste que moi, c’est une lourde responsabilité. Je vais essayer de donner le meilleur de moi pour tout le monde.
Je devais interpréter une chanson de Florent Pagny peu connue
Aurélien
Vous parlez de gladiateur, dans quel état d’esprit étiez-vous ?
À chaque étape, je me disais : "Si ça s’arrête là, ce n’est pas grave. C’est déjà super". Sauf que là, on était à une marche de la demi-finale. C’était hors de question que je perde, je voulais absolument gagner parce que je savais qu’au bout il y avait le live et ce duo avec Zazie. Les gens qui vont voter samedi pourront le faire avec tout ce qu’ils ont vu avant. Je suis curieux.
Sur Instagram, vous remerciez Zazie qui "vous donne bien plus qu’elle puisse l’imaginer". Elle vous a apporté quoi, votre coach ?
Des rêves plein la tête, que je commence à toucher du doigt peut-être ! C’est très fort. Je me rappelle des matins enfant, sa chanson "Je suis un homme" passait régulièrement à la radio. Je n’imaginais pas la rencontrer et me dire qu’un jour peut-être, je pourrais faire partie de ce cercle de chanteurs qui sont des phares pour les gens. Elle apporte une lumière, comme Florent Pagny, Pascal Obispo ou le regretté Daniel Levi.
Reprendre "Caruso", c’était un clin d’œil à Florent Pagny grâce à qui vous avez découvert votre voix lyrique ?
Je ne devais pas interpréter cette chanson mais un titre de Florent Pagny peu connu avec un sens très fort qui s’appelle "Guérir". Je devais même commencer au piano mais une semaine avant, Zazie a eu la bonne idée de changer et d’opter pour un morceau plus populaire, dans la lignée de "SOS d’un Terrien en détresse". J’avais déjà chanté "Caruso" avec les paroles sous les yeux. Mais apprendre l’italien en phonétique, c’était compliqué. J’ai aussi dû chanter un demi ton plus haut mais a fait des essais et c’est passé (rires).
Mika dit quelque chose qu’il ne dit pas souvent : "Prépare-toi parce que je pense que ta vie, elle va changer". C’est ça qui vous a convaincu de quitter votre emploi de magasinier ?
Oui, surtout que ce n’est pas la première fois qu’on me le dit. Zazie a prononcé exactement la même phrase après mon audition à l’aveugle dans la Family room. Ça fait réfléchir. Il s’est passé des mois depuis le premier enregistrement. J’avais des projets à un niveau plus modeste, faire notamment des petits concerts dans le coin avec Vé...
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