Royaume-Uni : Andy Burnham devient le septième Premier ministre britannique en dix ans : Actualités - Orange

Par Richard Duclos avec ReutersarticleLecture 3 MinPublié le 20/07/2026 à 14:10 - Orange - 15:50
Le "Roi du Nord" a remplacé ce lundi Keir Starmer à la tête du pays, après un entretien avec Charles III. Le 13 juillet 2016, Theresa May remplaçait David Cameron au 10 Downing Street. Dix ans plus tard, Andy Burnham a remplacé ce lundi 20 juillet Keir Starmer, devenant le septième Premier ministre britannique en l'espace d'une décennie. Le palais de Buckingham a officiellement annoncé sa nomination dans un bref communiqué, publiée après une rencontre entre le travailliste de 56 ans et le roi Charles III, qui lui a demandé d'assumer les fonctions de chef du gouvernement. Lors d'un premier discours au côté de son épouse devant ses nouveaux quartiers, l'ex-maire de Manchester, populaire dans les sondages et communicant éprouvé, a promis un profond changement pour le bien de la population. Il s'est engagé à présenter dans le courant de la semaine de nouvelles mesures pour aider les ménages, avant de dévoiler plus tard dans l'année un nouveau plan sur dix ans pour le pays. "La Grande-Bretagne doit montrer au monde qu'elle est capable de retrouver sa stabilité une fois de plus", a déclaré celui qui est parfois surnommé "le Roi du Nord". "Nous n'avons pas été à la hauteur, et nous devons faire mieux", a-t-il ajouté. Promettant aux Britanniques "une bouffée d'oxygène", il a déclaré que le gouvernement présenterait des mesures visant à lutter contre la hausse du coût de la vie, ainsi que la manière dont il prévoit de les financer. Evoquant le plus long terme, il s'est aussi engagé à aider plus de jeunes "à accéder à l'emploi en réformant le système éducatif et en leur apportant davantage de soutien, notamment en matière de santé mentale", avec également une hausse des constructions de logements sociaux. "C'est la manière la plus juste et la plus durable de réduire la facture des prestations sociales, de respecter nos règles budgétaires et d'honorer nos engagements en matière de défense envers nos partenaires internationaux." Au chapitre international, il a précisé que ses premières prises de contact diplomatiques seraient réservées au président ukrainien Volodymyr Zelensky et au président américain Donald Trump. Il a précisé qu'il ferait clairement savoir au premier qu'il n'y aurait "aucun changement" dans l'aide britannique à Kiev, et qu'il soutiendrait le dirigeant ukrainien "à 100 %", comme l'a fait Keir Starmer. Keir Starmer part "avec le sourire" Un peu plus tôt, ce dernier avait fait son discours d'adieu, avant de présenter officiellement sa démission au roi Charles III. "Mon travail est terminé", a déclaré le désormais ex-Premier ministre, ajoutant qu'il partait "de bon cœur" et "avec le sourire". "Il a tout mon soutien", a-t-il aussi assuré à propos de son successeur, lui souhaitant "tout le succès possible". Keir Starmer, devenu Premier ministre en juillet 2024 après la large victoire du Labour lors des élections législatives, avait annoncé son départ le 22 juin dernier, après être devenu impopulaire à la suite d'une série de faux pas et de revers électoraux. Vendredi, Andy Burnham avait décrit son élection à la tête du parti travailliste (la dernière étape avant sa nomination au poste de chef du gouvernement) comme "le tournant le plus marquant de vie politique depuis 40 ans". La composition de son cabinet, qui doit être présentée dans l'après-midi, sera scrutée de près, tout comme ses premières décisions politiques. Dimanche, le projet d'imposer à tous les travailleurs l'obligation de posséder un document d'identité numérique, un dispositif destiné à lutter contre l'immigration clandestine mais qualifié de "fiasco" par une commission parlementaire multipartite, a d'ores et déjà été abandonné. Une attention accrue sera portée aux décisions concernant la fiscalité et les dépenses, le pétrole et le gaz, ainsi que les entreprises de services publics sous-performantes, pour lesquelles Andy Burnham souhaite un contrôle public renforcé.

Le 13 juillet 2016, Theresa May remplaçait David Cameron au 10 Downing Street. Dix ans plus tard, Andy Burnham a remplacé ce lundi 20 juillet Keir Starmer, devenant le septième Premier ministre britannique en l'espace d'une décennie. Le palais de Buckingham a officiellement annoncé sa nomination dans un bref communiqué, publiée après une rencontre entre le travailliste de 56 ans et le roi Charles III, qui lui a demandé d'assumer les fonctions de chef du gouvernement.

Lors d'un premier discours au côté de son épouse devant ses nouve...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...