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Tout assombrissement de l'esprit, perturbation de celui-ci, incitation aux choses les plus basses ou terrestres ; avec toute inquiétude et agitation, ou tentation, qui pousse à la méfiance concernant le salut et expulse l'espoir et la charité ; d'où l'âme se sent attristée, tiède, engourdie et presque désespérée de la miséricorde de Dieu.
C’est ainsi qu’Ignace de Loyola, fondateur de l’ordre des prêtres jésuites, décrivait la « désolation spirituelle » en 1548. Il faisait référence au sentiment de vide que l’on a tendance à ressentir après l’euphorie initiale d’une conversion religieuse. Après l’élan d’une foi nouvelle, qu’il appelle « consolation », les problèmes de la vie reviennent, les gens ont le sentiment d’avoir commis une erreur et ils risquent de tomber.
Cette désolation n'est pas seulement un phénomène religieux. Il décrit une grande partie de notre expérience lorsque quelque chose de nouveau et de beau suscite de la joie et de l’enthousiasme mais devient ensuite fastidieux et fastidieux. Les mariages, par exemple, souffrent notoirement de ce que l'on appelle la démangeaison des sept ans, lorsque la passion cède la place à l'ennui et au conflit. De même, les nouveaux emplois sont passionnants et intéressants pendant un certain temps, mais deviennent ensuite une corvée ou une oppression.
On pourrait facilement conclure que la ligne de conduite naturelle et appropriée consiste à opérer un changement au point de désolation – à dissoudre la relation ; quitter le travail ; cherchez à nouveau une consolation dans la nouveauté. Mais cela pourrait très bien être faux. L’un des secrets du bien-être à long terme est de comprendre la désolation spirituelle non pas comme un obstacle à votre bien-êtr...
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