Sinner, dépression et reconstruction

Eurosport - 10/06
Battu au terme d'une finale légendaire face à Carlos Alcaraz, dimanche, à Roland-Garros, Jannik Siner tente de se remettre tant bien que mal.
Puisqu'il ne fallait qu'un gagnant dimanche, c'est bien Carlos Alcaraz qui a terminé vainqueur de cette merveilleuse finale de Roland-Garros face à Jannik Sinner. La plus belle du siècle ? Peut-être. Chacun se fera son avis sur la place à accorder à ce chef d’œuvre sportif. Les deux protagonistes auraient mérité tous deux de soulever la Coupe des Mousquetaires ? Aussi, mais la loi du sport est incontestable. Et si l'Espagnol restera dans l'histoire comme le grand gagnant de cette bataille épique, l'Italien, lui, devra finir par accepter qu'il en demeurera le perdant. Pour ça, il va lui falloir du temps. Beaucoup, beaucoup de temps. Et pas seulement 5h29. Depuis la soirée de dimanche, le numéro un mondial se refait en boucle l'histoire du film, jour et nuit, en se demandant comment il a pu laisser échapper ces trois balles de matches consécutives. "Il a très peu dormi", écrivait dans ce sens La Gazzetta dello Sport mardi, évoquant un numéro un mondial forcément marqué par cet épilogue cruel.
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Dans les minutes qui avaient suivi ce revers, Sinner, regard dans le vide et tête dans les mains, était soudainement apparu plus humain. Lui aussi a des émotions, malgré un aspect qui peut paraître parfois plus froid et reculé sur les évènements. Cette fois, après 5h29, l'Italien a fini par fendre l'armure.
Roland-Garros messieurs

Pas de présentation de trophée à la foule pour Alcaraz

Hier à 11:59

Entre fatigue, tristesse et incrédulité par ce qu'il venait de se passer sur ce court Phillipe-Chatrier, il lui a fallu de longues minutes pour revenir sur terre. Félicité par son adversaire, salué par le public, consolé par André Agassi, Sinner a fait bonne figure. Comme toujours. Tout le monde a souligné son fair-play, sa politesse, sa classe et son éducation. Des autographes signés au bord du cours à sa conférence de presse d'après-match. Qu'importe s'il n'avait, au fond, qu'une seule envie : celle de quitter Paris et rentrer chez lui.
"C'est dans ces moments que ma famille, les gens qui me connaissent, m'aident réellement. Parfois, c'est moi qui...
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